| Formulaire
de plan de naissance (cliquez pour télécharger)
Une
expérience d’accouchement positive
peut avoir une signification très
différente pour chaque couple. Chacun
perçoit les concepts de “bon
résultat” et “gestion
de risques” différemment, et
ceci influencera leur approche à
l’expérience de la naissance:
le lieu qu’ils choisissent, le type
de suivi professionnel, le degré
d’autonomie qu’ils recherchent,
etc. Il est important que vous ayez une
bonne compréhension des choix qui
s’offriront à vous durant votre
travail et la naissance de votre bébé,
et que votre médecin ou sage-femme
soit informé(e) de vos valeurs et
de vos choix afin qu’ils puissent
être respectés. Voilà
le premier but de préparer un projet
de naissance.
L’accouchement
naturel demande un réel engagement
et nécessite un soutien continu et
expérimenté. Ceci est particulièrement
vrai dans le contexte de notre système
de santé où l’accouchement
sans intervention est l’exception
plutôt que la norme. Considérez
que la plupart des médecins et infirmières
pratiquant dans le réseau hospitalier
n’ont pas de formation ni d’expérience
dans le soutien continu du travail et n’ont
probablement jamais vu un accouchement réellement
naturel. Si votre désir est d’accoucher
naturellement, un projet de naissance peut
être un outil important pour vous
aider à le réaliser.
Il
a été démontré
que les quatre facteurs suivants apportent
la plus grande contribution à la
satisfaction de la femme de son expérience
d’accouchement:
o Le fait d’être bien soutenue
par l’équipe soignante
o Le fait d’avoir une relation de
haute qualité avec l’équipe
soignante
o Le fait d’être et de demeurer
impliquée dans les décisions
concernant les soins
o Le fait d’avoir des expériences
meilleures qu’attendues, ou d’avoir
des attentes élevées.
Le soulagement de la douleur ne devient
important pour la satisfaction de la naissance
que si les attentes ne sont pas rencontrées.
Le
simple fait d’avoir la présence
continue d’une femme ayant déjà
accouché et qui partage vos valeurs
a un effet bénéfique sur la
confiance de la mère et le déroulement
de la naissance. Certains avantages s’ajoutent
lorsque la personne est spécifiquement
formée pour soutenir les femmes durant
le travail et l’accouchement, comme
c’est le cas de l’accompagnante
(ou doula). La relation spéciale,
la confiance et la continuité de
soins qui existent entre la mère,
son conjoint et leur doula ont un impact
positif important sur les expériences
de la grossesse, du travail, de la naissance
et de l'allaitement. Voici quelques-uns
des bénéfices démontrés
:
Naissance:
travail
25% plus court
50% moins de césariennes
40% moins d’usage d’ocytocine
pour accélérer le travail
moins d’extraction par forceps ou
ventouse
30-60% moins de médicaments anti-douleur/épidurales
taux de complications moins élevé
Maman:
moins
de fièvre, d’infections et
de saignements
expérience plus positive; plus valorisée,
confiante
moins d’anxiété et de
dépression post-partum
sentiment plus intense d’attachement
au bébé
Bébé:
séjour
plus court à l’hôpital
moins d’admissions aux unités
de soins intensifs
allaitement plus facile à démarrer
Système de santé:
coûts
de soins obstétricaux dramatiquement
réduits
Si
vous avez choisi de faire appel aux services
d’une accompagnante
à la naissance (ou doula), le
fait d’avoir préparé
un projet de naissance peut l’aider
à faire valoir vos préférences
et vos choix dans les moments où
il serait difficile ou impossible de le
faire vous-mêmes. Avant le début
du travail, discutez avec votre accompagnante
dans quelles circonstances vous désirez
qu’elle vous assiste (ou non) à
faire valoir vos besoins.
N’oubliez
pas que le choix éclairé nécessite
la connaissance des alternatives, des bénéfices
et risques de chaque option, incluant ne
rien faire. Un choix, par définition,
implique plus qu’une option. Les parents
et leur équipe soignante partagent
la responsabilité dans le processus
du consentement éclairé.
La
section qui suit présente une liste
non exhaustive de points sur lesquels vous
devriez devenir informés et inclure
dans votre projet de naissance. Vous pouvez
omettre ou ajouter des points selon vos
priorités. Dépendamment de
vos choix quant au lieu de naissance, au
professionnel de la santé qui vous
suivra, et selon vos expériences
antérieures, votre projet de naissance
peut être plus ou moins détaillé.
Si
vous le désirez, vous pouvez inclure
une introduction. Voici une suggestion pour
vous donner quelques idées:
En
tant que parents, nous acceptons l’ultime
responsabilité pour notre santé
et celle de notre bébé. Nous
savons que la naissance est un processus
normal qu’une mère et son bébé
peuvent compléter sans intervention,
dans la vaste majorité des cas. Nous
savons que l’inconfort et la douleur
font partie de ce processus, et nous nous
attendons à être encouragés
à vivre le travail de la façon
la plus bénéfique pour nous,
même si cela est en conflit avec les
routines et protocoles. Nous avons fait
beaucoup d’efforts pour devenir informés,
et trouver les ressources et le soutien
pour faire des choix éclairés.
Après considération de ce
que nous avons appris, et en accord avec
nos valeurs et priorités, nous avons
élaboré ce projet de naissance
pour vous aider à nous traiter non
seulement de façon à assurer
la sécurité de la mère
et du bébé, mais également
en honorant et respectant nos valeurs et
nos besoins en ce qui concerne la naissance
de notre enfant.
...
Qui
voudriez-vous avoir avec vous durant le
travail et l’accouchement? Désirez-vous
placer un nombre limite de personnel? Si
vous donnez naissance dans un centre hospitalier
universitaire ou une maison de naissance,
êtes-vous à l’aise d’avoir
des résidents et/ou stagiaires dans
l’équipe soignante? Si vous
avez déjà des enfants, aimeriez-vous
qu’ils soient présents durant
une partie ou toute la naissance?
-
L’expérience clinique est
primordiale pour les résidents
et stagiaires, et cette période
d’apprentissage peut avoir un grand
impact sur le déroulement de votre
accouchement. De plus, ceci ajoute au
nombre de personnes inconnues qui seront
présentes lors du travail et de
la naissance. Considérez accepter
la présence des résidents,
à condition que vous soyez assurée
que la supervision est adéquate
lors des prises de décision.
- La
naissance est une expérience extraordinaire
pour les frères et soeurs du bébé.
Dans beaucoup de cultures, des enfants
de tous âges assistent au travail
et à la naissance. C’est
une expérience très positive
qui peut même faciliter l’adaptation
et l’attachement au nouveau bébé.
L’enfant devrait être préparé
aux événements, sons et
atmosphère qui entourent le travail
et la naissance. Une personne familière
devrait être entièrement
consacrée à l’accompagner
durant la naissance. Bien entendu, l’enfant
doit se sentir libre d’être
présent (ou non) selon son confort.
Quelle
est votre première priorité
durant le travail?
Comment
voudriez-vous que les décisions soient
prises quant aux soins qui seront donnés
à vous et à votre bébé?
Voulez-vous que les décisions soient
prises pour vous sans réserve ou
préférez-vous demeurer entièrement
informés et impliqués dans
les choix qui s’offrent à vous?
- Les
routines et protocoles sont des guides
auxquels vous n’êtes pas obligatoirement
soumis. En étant préalablement
informés de ce qu’ils impliquent,
et de leur bénéfices ou
risques potentiels, vous comprendrez ce
que l’on vous propose et vous pourrez
prendre les décisions en conséquence.
Pour faire en sorte qu’aucune décision
n’est prise à la hâte,
demandez quelques minutes d’intimité
pour discuter avec votre personne soutien
lorsqu’on vous propose quelque chose
durant le travail. Il y a toujours du
temps pour faire un choix éclairé,
et vous ne devriez jamais vous sentir
pressés de décider sur-le-champ,
en présence d’infirmières,
médecins ou résidents. Les
urgences sont rares.
Quelle
est votre approche pour gérer la
douleur? Aimeriez-vous que l’on vous
propose uniquement des méthodes alternatives,
uniquement des médicaments, ou les
deux? Voulez-vous que l’on vous offre
des médicaments, ou préférez-vous
que cette option soit réservée
pour un moment que vous choisirez? Renseignez-vous
sur les méthodes disponibles où
vous accoucherez, sur leurs avantages et
risques respectifs. Tout médicament
comporte des risques potentiels pour vous,
votre bébé et le déroulement
de l’accouchement, et vous devez les
connaître avant le début du
travail pour être en mesure de faire
un choix éclairé.
-
Exemples de méthodes alternatives
(non-interventives) efficaces pour gérer
la douleur: hydrothérapie, positionnement
vertical, demeurer mobile, ballon d’exercice,
roulements pelviens, injections sous-cutanées
de papules d’eau stérile
(non disponibles partout), acupuncture,
acupression, neuro-stimulation transcutanée
électronique (TENS), massage, hypnose,
musique, relaxation, visualisation, vocalisation.
Les médicaments incluent narcotiques,
gaz anesthésiants, anesthésie
locale, épidurale.
Procédures
routinières durant le travail:
A moins d’indication contraire claire
de votre part, plusieurs procédures
seront faites de façon routinière
si vous donnez naissance dans un centre
hospitalier. Comme on l’indiquait
plus haut, il est préférable
d’être informée sur leur
bénéfices et risques respectifs
afin de pouvoir exercer votre droit de les
accepter ou de les refuser, selon le cas.
Voici une liste des procédures routinières
les plus communes, avec une courte explication
de chacune, ainsi qu’un résumé
des avantages et risques selon la littérature
médicale la plus récente.
Comme vous pourrez le constater, les routines
et protocoles hospitaliers ne sont pas toujours
basés sur l’évidence
scientifique.
1er
stade du travail (effacement et dilation
du col de l’utérus à
10 cm)
“Rien
par la bouche”
La tradition d’interdire aux femmes
en travail de manger ou de boire date de
l’époque où l’on
« accouchait » les femmes sous
anesthésie générale.
Bien qu’évidemment les femmes
ne donnent plus naissance de cette façon,
plusieurs hôpitaux ont encore cette
politique qui défend toute nourriture
ou breuvage autre que de l’eau ou
des pépites de glace aux femmes en
travail. Les principales raisons pour cette
politique sont la prévention de l’aspiration
dans l’éventualité d’une
césarienne d’urgence, et la
prévention des nausées et
vomissements durant le travail. Ce sont
de faux arguments. Nous savons que les risques
du jeûne sont beaucoup plus probables
que ceux de la césarienne d’urgence.
Même si la césarienne d’urgence
s’avérait nécessaire,
on ne la pratique plus sous anesthésie
générale, mais plutôt
sous épidurale. Le recours à
l’anesthésie générale
est très rare en obstétrique
moderne; l’aspiration est très
rare avec les techniques modernes d’anesthésie,
par conséquent c’est une raison
sans issue (même si elle l’était,
le jeûne durant le travail ne garantit
pas un estomac vide, et la substance la
plus nocive pour les poumons est l’acide
gastrique non dilué!). Pour ce qui
est des nausées et vomissements,
le jeûne ne les prévient pas.
Bénéfices: Aucun. Il
n’existe aucune évidence pour
justifier l’interdiction de manger
ou boire pendant le travail. C’est
le travail le plus exigeant qui soit, et
la femme a besoin de manger et de boire
selon ses besoins pour que son corps travaille
de façon efficace.
Inconvénients: La
recherche médicale ne supporte pas
cette pratique. La faim et
la soif causent un inconfort important;
le jeûne durant le travail est associé
à un travail plus long, une augmentation
de l’usage d’hormones synthétiques
pour stimuler le travail, une augmentation
de l’usage de forceps/ventouse. La
déshydratation peut entraîner
a fièvre.
Les
intraveineuses
La plupart des protocoles d’hôpital
incluent l’usage routinier d’intraveineuses
durant le travail. Cependant, l’administration
de fluides de remplacement par intraveineuse
n’est pas la solution à la
politique « rien par la bouche »
discutée plus haut, puisqu’elle
ne procure pas la nutrition et l’énergie
qu’apportent la nourriture et les
breuvages, n’empêche pas le
sentiment de faim ou de soif, et peut affecter
négativement la physiologie normale
de la mère et du bébé.
Une autre raison pour l’usage d’intraveineuses
est d’ouvrir une veine « juste
en cas » d’urgence. Toutefois,
chez les femmes à faible risque (ce
qui représente plus de 90% des femmes
enceintes) les urgences mettant la vie en
danger sont rares. Néanmoins, si
vous jugez que c’est nécessaire,
il existe un dispositif permettant l’accès
veineux sans que vous ayez à être
liée à des tubulures et une
pôle, ce qui vous donne plus de liberté
de mouvement qu’une intraveineuse
d’usage.
Bénéfices: Aucun
Inconvénients: La
recherche médicale ne supporte pas
cette pratique. Les intraveineuses
sont inconfortables et causent de l’inflammation
et parfois des ecchymoses; elles limitent
votre mobilité; la surcharge de fluides
est fréquente; les fluides intraveineux
peuvent causer des taux de sucre anormaux
chez le bébé et exagérer
le poids de naissance du bébé
et la perte de poids initiale des premiers
jours, ce qui entraîne du stress et
des interventions qui peuvent interférer
avec l’allaitement maternel. Les fluides
de remplacement peuvent causer un engorgement
sévère des seins dans les
jours suivant la naissance.
La
surveillance foetale (“monitoring”)
Le monitoring intermittent
permet à votre médecin, infirmière
ou sage-femme d’évaluer le
bien-être de votre bébé
de façon non-interventive en utilisant
un dispositif manuel (fétoscope ou
doppler) pour écouter son coeur pendant
et après quelques contractions, ce
qui suffit pour assurer la sécurité
du bébé pendant le travail
et la naissance.
Le monitoring continu
est souvent utilisé de routine dans
les hôpitaux. Il permet au personnel
restreint de faire la surveillance de plusieurs
femmes en travail, sans toutefois nécessiter
leur présence à leur chevet.
Cependant, ce côté pratique
du monitoring continu pour le personnel
soignant est son seul bénéfice.
La surveillance continue du bébé
ne donne pas de meilleurs résultats.
En fait, c’est tout le contraire:
elle augmente de façon significative
le risque de césarienne sans améliorer
les résultats pour le bébé.
Elle a un profond impact sur la façon
de vivre le travail, puisqu’elle limite
la liberté de mouvement et les choix
de méthodes pour gérer la
douleur (exposant ainsi la femme à
toute la cascade potentielle d’interventions
qui s’ensuit), et augmente l’anxiété
de la mère (ce qui a aussi un impact
négatif sur la douleur). La recherche
médicale ne supporte pas cette pratique,
à moins d’indication médicale
(comme l’usage d’hormones synthétiques
pour stimuler le travail, un problème
soupçonné chez le bébé,
ou un AVAC).
Le monitoring interne
se fait au moyen d’une électrode
fixée par une aiguille sur le cuir
chevelu du bébé et une autre
électrode à l’intérieur
de l’utérus pour capter les
contractions. Les membranes (poche des eaux)
doivent être rompues et le col dilaté
d’au moins 2 cm pour que l’on
puisse faire un monitoring interne. Le monitoring
interne est plus précis que le monitoring
externe, cependant il est invasif et augmente
significativement le risque d’infection.
On ne doit y avoir recours que sous indication
médicale.
Examens du col de l’utérus
L’examen vaginal est le moyen le plus
utilisé pour évaluer l’évolution
du travail. Il nous renseigne sur l’effacement
et la dilatation du col, la station du bébé
et sa présentation par rapport au
bassin de la mère. Bien qu’il
soit rarement essentiel, en milieu hospitalier,
il est pratiqué de façon régulière
et fréquente durant le travail. Toutefois,
il y a plusieurs bonnes raisons de limiter
ces examens au strict minimum. D’abord,
la plupart du temps on demande à
la mère de s’allonger sur le
dos, ce qui est dérangeant et inconfortable,
voire douloureux. Ensuite, ce monitoring
constant crée des attentes de «progrès»
régulier, selon les « normes
», alors qu’on sait que le processus
physiologique du travail ne suit pas de
paramètres « établis
». Même si tout se passe bien,
les « résultats » peuvent
être décourageants ou décevants
pour la mère et ceci peut négativement
influencer le déroulement du travail.
Enfin, les examens vaginaux augmentent significativement
le risque d’infection (surtout si
les membranes sont rupturées), ce
qui peut mener à d’autres interventions
et avoir des conséquences sur la
santé de la mère et du bébé.
N’oublions pas que l’examen
du col est une évaluation subjective
: il est donc important qu’il soit
toujours fait par la même personne,
pour assurer l’interprétation
la plus constante possible.
Restriction
de positions/mouvements
La liberté de mouvement est cruciale
au déroulement normal de la naissance.
Elle permet à la gravité d’assister
votre bébé dans sa descente
et son engagement optimal dans votre bassin
ainsi que l’augmentation de la taille
et de la forme de votre bassin. Elle vous
permet de gérer activement la douleur
des contractions, et peut aider à
relaxer les muscles tendus, facilitant le
processus de l’accouchement. Enfin,
elle peut accélérer le travail,
ou stimuler un travail qui progresse lentement.
Bien que la plupart des lieux de naissance
ne restreignent pas directement votre liberté
de mouvement, plusieurs interventions de
routine ont pour conséquence immédiate
la restriction de mouvement ou le confinement
au lit (par exemple, les intraveineuses,
le monitoring continu, la rupture artificielle
des membranes, l’épidurale,
etc.). Ceci peut rendre le travail plus
difficile et mener à d’autres
interventions. Le travail en position couchée
peut être plus douloureux et augmente
les chances que votre bébé
adopte une position sous-optimale dans votre
bassin, ce qui rend la descente du bébé
plus longue et plus difficile.
Quand
viendra le moment de la poussée,
on devrait vous encourager à adopter
la (les) position(s) la (les) plus confortable(s)
pour vous et qui facilite(nt) le plus la
naissance. Nous savons que la position “typique”
sur le dos, les jambes élevées
et largement ouvertes n’est pas la
plus confortable et rend la naissance plus
difficile que toute autre position. Les
positions latérales ou verticales
sont les plus souvent instinctivement adoptées
par les mères lorsqu’elles
ont le choix, et une femme peut aussi accoucher
accroupie, à genoux, à quatre
pattes, ou encore en changeant fréquemment
de position à mesure que la poussée
progresse. Ceci facilite le travail pour
la mère et peut réduire le
risque de déchirure du périnée.
Rupture
artificielle des membranes (amniotomie ou
“briser la poche des eaux”)
On pense que la rupture artificielle des
membranes raccourcit le travail et prévient
ou corrige une mauvaise progression du travail,
mais la recherche médicale ne supporte
pas ces conclusions. Un autre prétexte
pour cette pratique est l’évaluation
du bien-être du bébé
par la présence ou l’absence
de méconium dans le liquide amniotique.
La présence de méconium dans
le liquide amniotique est un signe de détresse
foetale. Cependant, encore une fois il s’agit
d’une intervention dont les bénéfices
ne justifient pas les risques.
Bénéfices: Aucun
Inconvénients: La recherche
médicale ne supporte pas cette pratique
tôt dans le travail. Cette intervention
qui peut sembler anodine peut affecter significativement
le bien-être de la mère et
du bébé:
-
Peut précipiter une procidence
du cordon ombilical (le cordon sort avant
le bébé), ce qui est une
urgence requérant la césarienne
immédiate
-
Augmente l’intensité des
contractions (donc la douleur)
- Peut
occasionner la détresse foetale
-
Peut précipiter l’infection
- Mène
à d’autres interventions
(comme la médication pour gérer
la douleur, l’utilisation d’hormones
synthétiques pour stimuler le travail,
les antibiotiques, forceps/ventouse)
-
Augmente le risque de césarienne
L’induction
(provoquer ou déclencher artificiellement
le travail)
Les dates probables d’accouchement
sont des estimations qui servent de guide.
Elles sont imprécises, et moins de
5% des femmes accoucheront à la date
« prévue ». La durée
moyenne d’une première grossesse
est 41 semaines à partir de la date
des dernières menstruations. La décision
de déclencher artificiellement le
travail devrait être prise selon chaque
cas individuel, en évaluant les indications
médicales comme les signes que la
croissance du bébé est inadéquate
ou son état se détériore.
Elle ne devrait pas être prise pour
des raisons pratiques ou encore parce qu’une
date X est passée. Les interventions
pour déclencher le travail incluent
le décollement des membranes (manuellement),
les différentes méthodes pour
faire mûrir le col de l’utérus
(hormones qui le rendront prêt pour
le travail), la rupture artificielle des
membranes, et l’ocytocine synthétique
par intraveineuse. Comme toute autre intervention,
l’induction du travail comporte des
risques, comme l’augmentation des
médicaments, de l’utilisation
de forceps/ventouse, et de la césarienne.
Il existe plusieurs méthodes naturelles
qui peuvent être efficaces sans toutefois
comporter les risques mentionnés.
L’augmentation
du travail (accélérer/stimuler
les contractions et/ou raccourcir le 2e
stade)
L’accouchement est un processus qui
ne peut être mesuré par le
temps. Les « normes » acceptées
pour la durée du travail et de la
poussée sont basées sur des
fausses hypothèses ou des limites
arbitraires. Ceci signifie que beaucoup
de femmes sont sujettes à des interventions
non indiquées pour corriger un problème
qui n’en est pas un, et toutes ces
interventions comportent des risques réels
pour les mères et les bébés.
Les interventions qui peuvent être
utilisées pour accélérer
le travail ou raccourcir la phase de poussée
incluent la rupture artificielle des membranes,
l’ocytocine synthétique par
intraveineuse, la ventouse/les forceps et
la césarienne. Encore une fois, il
existe des méthodes naturelles efficaces
(comme la marche, la stimulation des mamelons,
l’acupuncture, l’homéopathie,
etc.) qui ne posent aucun risque si toutefois
il est nécessaire de stimuler ou
accélérer la progression du
travail.
2e
stade du travail: la naissance
Protéger
le périnée
Votre périnée est conçu
pour s’ouvrir et s’étirer
considérablement pour permettre le
passage de la tête de votre bébé,
la partie la plus grande à accommoder.
Un périnée intact ne requiert
aucune suture; une déchirure du 1er
degré implique la peau du périnée
et la muqueuse vaginale; une déchirure
du 2e degré implique les tissus plus
profonds des muscles du périnée;
une déchirure du 3e degré
implique l’anus; et une déchirure
de 4e degré implique l’anus
et la muqueuse rectale. On peut prévenir
ou réduire l’incidence de traumatisme
au périnée de plusieurs façons:
la poussée instinctive/physiologique
(plutôt que la poussée dirigée,
décrite plus bas); les positions
neutres comme à quatre pattes ou
sur le côté; l’expulsion
lente et contrôlée de la tête
(le plus souvent ceci nécessite que
vous ne poussiez PAS au moment du couronnement
de la tête du bébé;
respirez et laissez votre utérus
faire son travail); et le massage et les
compresses humides du périnée
durant la poussée (votre médecin
ou sage-femme peut le faire, et on a démontré
que cela réduit significativement
l’incidence des déchirures
du 3e et 4e degré). Le massage du
périnée durant le dernier
trimestre de la grossesse pourrait aussi
aider à prévenir les déchirures
et réduire le risque de déchirure
du 3e degré, surtout lorsqu’il
s’agit d’un premier bébé.
L’épisiotomie
(une incision chirurgicale pour élargir
l’ouverture du vagin) ne prévient
pas les déchirures. Au contraire,
elle précipite souvent des déchirures
plus graves et augmente drastiquement le
risque de déchirure du 3e et 4e degré.
Une croyance maintenant réfutée
est que l’épisiotomie est moins
douloureuse et plus facile à guérir
qu’une déchirure spontanée.
La recherche médicale démontre
constamment le contraire: l’épisiotomie
est plus douloureuse, plus lente à
guérir, et plus sujette à
l’infection que la déchirure
spontanée, si toutefois elle survenait.
L’évidence médicale
ne démontre aucun avantage à
l’épisiotomie. C’est
pourquoi les seules indications pour pratiquer
une épisiotomie sont la détresse
foetale ne répondant pas à
d’autres mesures et qui nécessite
la naissance immédiate du bébé,
lorsque celle-ci n’est pas imminente
(dans les prochaines minutes), ou encore
l’application de forceps ou de ventouse.
La
poussée physiologique/instinctive
comparée à la poussée
dirigée
L’utérus est un muscle puissant
dont l’action coordonnée accomplit
la majeure partie du travail de poussée,
sans aide ou effort volontaire de la mère.
En effet, la plupart du temps, aucune force
volontaire additionnelle n’est nécessaire
pour expulser le bébé. Toutefois,
l’approche dominante dans notre culture
est que la mère contribue avec des
efforts de poussée volontaires. Lorsqu’une
femme pousse de façon physiologique
ou instinctive en réponse à
l’envie naturelle et irrésistible
qu’elle ressent, elle tient rarement
son souffle plus de 5 ou 6 secondes. Elle
émet des sons, grognements, etc.
en expirant, ce qui réduit le stress
sur son coeur et sa circulation. La femme
peut respirer profondément plusieurs
fois entre chaque poussée. C’est
une façon naturelle de fournir une
oxygénation continue au bébé
ainsi qu’à l’utérus
et au périnée de la mère.
Cela permet au périnée de
s’étirer pour s’ouvrir
graduellement pour une naissance lente et
contrôlée de la tête
et des épaules du bébé,
ce qui peut prévenir les déchirures.
En contraste, lorsque la poussée
est dirigée par quelqu’un d’autre,
comme c’est souvent le cas, particulièrement
lorsque la mère est sous péridurale
ou autre médicament contre la douleur,
on dit à la mère de pousser
(le moment étant déterminé
par le « coach ») en retenant
son souffle au moins 10 secondes et sans
faire de son ou expirer durant l’effort.
Elle doit ensuite reprendre rapidement son
souffle et recommencer 3 fois ou plus pendant
une contraction. Ceci diminue l’apport
d’oxygène au bébé,
à l’utérus et au périnée,
ce qui peut causer des étourdissements,
de l’épuisement, la détresse
foetale, les traumatismes au périnée
et les hémorroïdes. Les signes
de détresse foetale seront une indication
probable à d’autres interventions
pour accélérer la naissance,
par exemple au moyen de ventouse, forceps
et/ou épisiotomie.
Comment
voudriez-vous que votre bébé
naisse? Aimeriez-vous avoir un miroir pour
voir la naissance? Aimeriez-vous aller chercher
votre bébé vous-même,
ou encore que votre conjoint accueille votre
bébé et le place sur votre
poitrine (avec aide)? Préférez-vous
que ce soit fait uniquement par le médecin
ou la sage-femme?
3e
stade du travail: l’expulsion du placenta
Pincer
et couper le cordon ombilical
A la naissance votre bébé
a encore une ligne de vie dans son cordon
ombilical qui est toujours attaché
au placenta. Ceci lui permet de tranquillement
s’adapter à respirer seul(e),
sans urgence. Le sang du placenta représente
une grande proportion (25-60%) du volume
sanguin total du bébé, et
le fait d’attendre que le cordon ait
cessé de pulser (quelques minutes)
avant de le pincer et de le couper permet
au bébé de recevoir ce sang
riche en fer (entre autres éléments
importants). Il en résulte des meilleures
réserves de fer et une réduction
de l’anémie tout au long de
la première année de vie.
Lorsque tout va bien, il n’y a pas
de d’urgence à pincer et couper
le cordon. Le fait de précipiter
ceci augmente le risque de rétention
placentaire et d’hémorragie.
Gestion active avec pitocin, massage
utérin et/ou traction du cordon
Au moment de la naissance, il y a une poussée
naturelle d’ocytocine.
Ceci fait en sorte que l’utérus
continue de se contracter afin de décoller
le placenta de sa paroi, pour que vous puissiez
l’expulser. Cela peut prendre quelques
minutes à environ une heure. Il n’y
a aucune raison d’accélérer
ce processus, à part pour libérer
l’équipe médicale. A
moins d’indication contraire claire
de votre part, la gestion active de ce stade
du travail se fait de façon routinière
dans la plupart des hôpitaux, au moyen
d’ocytocine synthétique (pitocin),
de massage de l’utérus et de
traction contrôlée du cordon
ombilical pour séparer le placenta
de la paroi utérine.
-
A moins d’une urgence ou lorsqu’il
y a eu hémorragie à un accouchement
antérieur, il n’y a aucune
indication médicale de gérer
activement l’expulsion du placenta.
Au contraire, précipiter ce processus
peut augmenter le risque de rétention
placentaire et d’hémorragie.
L’accueil
du bébé
Avez-vous des demandes particulières
pour l’heure suivant la naissance?
Par exemple, garder le bébé
peau à peau, être laissée
seule avec votre bébé et votre
conjoint, remettre à plus tard les
interventions de routine pour le bébé
comme la pesée, le nettoyage, l’administration
d’onguent antibiotique pour les yeux,
l’injection de vitamine K. Aimeriez-vous
que les examens du bébé soient
faits en votre présence, avec votre
bébé dans vos bras (ou ceux
de votre conjoint) autant que possible?
-
Immédiatement après la naissance,
si la mère et le bébé
se portent bien, le bébé
devrait être placé peau à
peau sur sa mère et ils ne devraient
pas être séparés.
Les
interventions de routine pour le bébé
Si vous et votre bébé vous
portez bien, la plupart des interventions
pour le bébé peuvent et devraient
être reportées au moins quelques
heures après la naissance. La raison
pour ceci est que durant les premières
heures de vie, vous et votre bébé
serez alertes et réceptifs à
vous imprégner et vous attacher l’un
à l’autre, et à prendre
le sein pour la première fois. Pour
que cela se fasse, on doit vous laisser
tranquille, préférablement
peau à peau, et ne pas vous séparer.
On ne doit donner que les soins médicaux
absolument essentiels. Après les
premières heures, le bébé
sera plus endormi et ceci ne sera pas favorable
au premier contact si l’occasion a
été manquée ou dérangée
par des interventions routinières
non essentielles.
Indices
d’Apgar
Immédiatement après la naissance
(à une minute, cinq minutes et 10
minutes) le médecin ou la sage-femme
observera la vitalité de votre bébé
selon l’échelle d’Apgar,
en observant sa respiration, sa couleur,
son tonus, son rythme cardiaque et ses réflexes.
A moins d’un problème, il n’est
pas nécessaire de prendre le bébé
pour faire cette évaluation, et elle
devrait être faite pendant que vous
tenez votre bébé.
Évaluation
du pédiatre; pesée; etc.
Ceci est habituellement fait tôt suivant
la naissance, mais cela peut être
reporté même au lendemain pour
vous laisser du temps avec votre bébé
sans distraction. On peut le faire en votre
présence, et le médecin peut
examiner le bébé dans vos
bras.
Onguent
antibiotique pour les yeux et injection
de vitamine K
A moins d’indication contraire claire
de votre part, ces deux interventions sont
faites immédiatement après
la naissance.
L’onguent antibiotique pour les yeux
est donné à tous les nouveaux-nés
pour prévenir la conjonctivite congénitale
causée par des bactéries transmises
sexuellement (comme le chlamydia, et/ou
la gonorrhée). Cependant, dépendamment
des antécédents sexuels des
parents, les nouveaux-nés ne sont
pas tous à risque. De plus, l’onguent
lui-même peut précipiter une
conjonctivite (chimique), ce que plusieurs
études prétendent est beaucoup
plus commun que la conjonctivite bactérienne
que l’onguent est sensé prévenir.
La conjonctivite bactérienne, lorsqu’elle
survient, est évidente et facilement
traitée, et n’est plus considérée
comme étant un risque significatif
pour votre bébé. Discutez
avec votre médecin ou sage-femme
si ce traitement préventif est approprié
pour votre bébé. Si vous choisissez
d’administrer l’onguent à
votre bébé, étant donné
que celui-ci embrouille sa vision, il est
préférable de le reporter
au moment où votre bébé
sera moins alerte, pour ne pas déranger
votre premier contact.
L’injection
de vitamine K est aussi faite de façon
routinière pour augmenter les facteurs
de coagulation chez le bébé,
afin de prévenir la maladie hémorragique
du nouveau-né. Cette maladie est
grave mais très rare (2 bébés
sur 100,000 sont atteints par année),
et l'injection prophylactique de vitamine
K n'en prévient pas toutes les formes.
S’il n’y avait aucun risque
ou coût associé à l’administration
de vitamine K, personne ne remettrait en
question cette pratique, mais en réalité
ce n’est pas le cas. Il existe des
risques connus à l'administration
de vitamine K, et certains risques probables
restent encore inconnus. Par exemple, nous
ne connaissons pas l'impact de donner aux
bébés une dose jusqu'à
10,000 fois plus élevée que
le taux naturel (et c'est ce qu'ils reçoivent
lorsqu'on leur donne une injection intramusculaire
de 1 mg). Nous savons que le colostrum est
très riche en vitamine K –
en quelque sorte une injection naturelle
de vitamine K. Le colostrum, et le fait
de laisser le bébé recevoir
le plus de sang possible du placenta, procurent
beaucoup plus de bénéfices
que l’injection de vitamine K n’a
jamais démontré. Il peut exister
des indications médicales pour donner
l’injection de vitamine K, comme le
risque plus élevé de saignements
lié à l’usage de ventouse/forceps
ou encore un traumatisme de naissance comme
un céphalhématome (accumulation
de sang sous le cuir chevelu du bébé).
La prophylaxie à la vitamine K est
une question complexe, et controversée,
surtout considérant le fait que la
plupart des parents ne savent pas qu’ils
ont un choix à faire. Discutez avec
votre médecin ou sage-femme des bénéfices
et risques potentiels de cette intervention
pour savoir si elle est appropriée
ou nécessaire pour votre bébé.
Dépistage
de glucose
Un taux de sucre anormal est plus qu’une
valeur arbitraire unique : c’est un
continuum de valeurs anormales associées
à des symptômes spécifiques.
Il n’y a aucune indication médicale
pour soumettre tous les nouveaux-nés
à des dépistages de glucose
(taux de sucre dans le sang) durant les
premiers jours de vie. L’intervention
(une piqûre sur le talon) est invasive
et douloureuse, et seuls les bébés
présentant des signes de taux de
sucre anormal devraient y être soumis.
La plupart des hôpitaux ne le font
plus de façon routinière,
mais vous devriez tout de même savoir
que c’est une possibilité (particulièrement
si vous avez fait du diabète gestationnel,
êtes diabétique ou vous et
votre bébé avez d’autres
facteurs de risque). En passant, le premier
traitement pour un bébé qui
présente des signes d’hypoglycémie
(taux de sucre trop bas) est l’augmentation
des tétées et le contact peau
à peau constant, donc en allaitant
à la demande (ce qui pour la plupart
des bébés est fréquemment...)
vous préviendrez et/ou traiterez
d’emblée ce problème.
Supplémentation
précoce des bébés allaités
Les nouveaux-nés ne devraient recevoir
que le colostrum et le lait maternel durant
les six premiers mois de vie. Cependant,
malgré cette recommandation largement
acceptée, une grande proportion de
bébés se voient donner des
suppléments de lait artificiel pour
nourrissons durant leur séjour à
l’hôpital, pour des raisons
non médicales. Il y a beaucoup plus
de supplémentation non indiquée
chez les bébés mis en pouponnière
que chez les bébés qui cohabitent
avec leur mère. La supplémentation
précoce interfère avec l’allaitement
en causant des problèmes comme le
refus de téter, les mamelons douloureux,
et la diminution de la production de lait.
Elle affecte directement la santé
des bébés en réduisant
l’ingestion d’anticorps du lait
maternel, en plus d’être associée
au sevrage précoce et d’exposer
les bébés aux risques propres
au lait de formule. Le soutien, dès
la naissance, d’une personne compétente
est clé dans l’initiation de
la relation d’allaitement. Malheureusement,
les conseils, pratiques et l’assistance
entourant l’allaitement manquent toujours
de constance dans la plupart des lieux de
naissance au Québec. La formation
de base donnant des connaissances concrètes
ne fait que commencer à être
donnée de façon universelle
au personnel soignant. Ceci peut être
frustrant pour les nouveaux parents qui
se sentiront confus par beaucoup d’information
contradictoire. Voilà un autre aspect
de la vie avec votre nouveau bébé
où vous gagnerez à être
bien renseignés. L’aide apportée
par les groupes
de soutien bénévoles a
un grand impact positif sur le succès
de l’allaitement. Lorsqu’un
problème particulier survient, l’accès
aux services d’une Consultante
diplômée en lactation peut
faire la différence entre une problématique
vite surmontée et un problème
qui se complique et met en jeu la relation
d’allaitement.
Références
/ Lectures suggérées:
Une
naissance heureuse (Isabelle Brabant)
Au coeur de la naissance (Lysane Grégoire,
Stéphanie St-Amant, ed.)
A Guide to Effective Care in Pregnancy and
Childbirth (Murray Enkin et al.)
Ina May's Guide to Childbirth (Ina May Gaskin)
Spiritual
Midwifery (Ina May Gaskin)
Obstetrical Myths versus Research Realities:
A Guide to the Medical Literature (Henci
Goer)
The Thinking Woman’s Guide to a Better
Birth (Henci Goer)
Gentle Birth Choices (Barbara Harper)
Birth Your Way (Sheila Kitzinger)
The Complete Book of Pregnancy and Childbirth
(Sheila Kitzinger)
The Doula Book: How a Trained Labour Companion
can help you have a Shorter, Easier and
Healthier Birth (Marshall H. Klaus, John
H. Kennell, and Phyllis H. Klaus)
Lamaze International: Care Practices that
Support Normal Birth. www.lamaze.org
Birth and Breastfeeding (Michel Odent)
Maternity
Centre Association: Maternity Wise www.maternitywise.org
Vitamin K and the
Newborn (Association for Improvements in
the Maternity Services www.aims.org.uk)
Creating your Birth
Plan (Marsden Wagner, MD)
Formulaire
de plan de naissance (cliquez pour télécharger)
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